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Critique littéraire

vendredi 1er février 2019, par Théa Ginepro

Dans le cadre de leur programme les élèves de troisième D ont rédigé une critique littéraire, avec monsieur Canin professeur de français, et madame Morel professeure documentaliste. Les travaux des élèves seront affichés au CDI .En plus d’être exposées, les critiques réalisées seront publiées sur ce site, toutes les semaines.

Enquêter en temps de guerre

Célestin Louise, jeune policier à Paris, a le choix de partir au front ou de rester veiller sur sa ville. Pour l’amour de sa patrie il s’aventure dans un espace où règne le chaos. Mais très vite, lorsque son lieutenant meurt au combat, ses habitudes le rattrapent. Il en est sûr,c’est un assassinat, mais personne ne le croit sauf ses amis. À la course poursuite de ce criminel, il manque de se faire tuer, jonglant entre le no man’s land et l’assassin. Il s’allie de quelques compagnons, de détenus qu’il avait anciennement arrêtés et du nouveau lieutenant.

En premier lieu, La cote 512 est un roman écrit par Thierry Bourcy, un scénariste et réalisateur. Il fait partie de la collection Folio et a été édité par Gallimard. Ce livre de poche a été écrit en 2005. L’auteur est né le 22 juin 1955 à Vannes. Il écrit des romans policiers historiques mettant en scène Célestin Louise. Son œuvre principale est la série « Célestin Louise, flic et soldat » comportant sept tomes.

Par ailleurs, La cote 512 est un livre accessible à tous car il est accessible pour les
personnes qui lisent un minimum . L’auteur mêle des faits imaginaires à des faits réels, et les styles policier et historique, ce qui rend l’histoire très attrayante. De plus Thierry Bourcy nous décrit les conditions de vie extrêmement difficiles dans les tranchées et durant les batailles à Verdun, durant la guerre de 1914-1918 : l’incompétence des gradés et l’absurdité de leurs ordres, les risques encourus par les soldats, le froid, la boue, les rats, la faim, la peur, les explosions, les obus, la mort... On y voit donc l’horreur de cette guerre, mais aussi l’entraide qui existe au sein des armées. Les personnages sont attachants, issus de régions françaises et
de classes sociales différentes. Cette aventure va les lier et au cours du temps, mener à une magnifique amitié, mais pas seulement. De plus, on partage également la vie en ville en temps de guerre, l’inquiétude des familles de soldats et leur tristesse lorsqu’ils apprennent qu’ils ont perdu un proche tombé au combat... Un frère, un oncle, un voisin, personne n’est épargné. L’auteur décrit en détail les scènes de bataille, ce qui rend l’histoire d‘autant plus réelle. Le rythme des actions, menant nos héros de l’horreur d’un combat national à une enquête devenue personnelle, entraîne le lecteur dans ce défi relevé par Célestin : Comprendre la mort d’un lieutenant assassiné pendant la guerre, au milieu de tant d’autres corps. L’enquête, menée avec suspens par le jeune policier et ses camarades tout au long du récit, surprend le lecteur et le tient en haleine jusqu’à la découverte du motif du meurtre et du meurtrier.

Par conséquent, La cote 512 est un roman qui saura ravir un grand nombre de lecteurs grâce au suspens présent du début à la fin, à la description de la dure réalité et aux histoires d’amour.

Extrait :

« Une fois encore, Célestin se laissa tomber derrière un repli de terrain à peine assez haut pour le protéger. Il aurait voulu s’enfoncer dans la terre, devenir invisible, inatteignable.
Une forme vint s’abattre près de lui, il reconnut immédiatement le lieutenant.
- 
Je n’ai pas de grenade, mon lieutenant.
Le jeune lieutenant ne répondait pas : il était mort. Pourtant, Louise ne voyait aucune blessure, aucune trace de sang sauf un mince filet rouge qui lui dégoulinait de la bouche. Il rampa tout près du cadavre et c’est en le tirant vers lui qu’il découvrit la grande tâche rouge dans son dos. D’instinct, il regarda en arrière, vers la tranchée française, mais dans les lambeaux de fumée, il ne vit rien que les fils de fer barbelé et les montants crénelés du parapet de tir."

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